Les questions que je pose pour une bonne étude SEO

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Comme Guillaume vous l’avait expliqué dans son dernier article, nous recevons les demandes d’étude de référencement sur Trello. Souvent, on y retrouve le strict minimum : nom & prénom, URL, mail & téléphone. Impossible de faire une étude pertinente avec si peu d’informations ! Nous avons donc créé un document appelé « fiche navette » (sur Google Doc) dans lequel je vais noter toutes les informations obtenues lors d’un rendez-vous téléphonique avec le contact. Voici les questions de cette fameuse « fiche navette » :

 

Ma fiche navette sur Google Doc

Les questions que je pose et comment j’exploite les réponse

Faire une bonne étude, c’est tout d’abord bien comprendre les besoins du site et du client. Voici donc les premières questions que je pose :

  • Quelle est l’ancienneté du nom de domaine ? De quand date la version actuelle du site ? Y a t’il eu une refonte récente ?
  • Qu’avez vous déjà fait en référencement ?
  • Le site fait-il du trafic ? Si le trafic actuel du site est important je demande aussi l’historique du trafic des dernières années et les tendances actuelles. Idéalement, je demande un accès au compte Google Analytics.

Le but de ces premières questions est de voir où en est le site dans son référencement. Savoir si l’on a affaire a un site neuf ou un site avec un fort historique. Cela peut même dans certain cas aboutir à des discussions concernant une éventuelle pénalité algorithmique (si le prospect évoque une date correspondant à une date de mise à jour par exemple).

  • Utilisez-vous un CMS ? Si oui, lequel ?
  • Qui s’occupe du développement du site actuellement ?

Ces 2 questions permettent de soulever des contraintes potentielles au niveau de la mise en place des préconisations qui seront faites dans le cadre de l’audit on-site, de savoir qui sera notre interlocuteur et comment s’organiser au mieux. A noter que j’utilise Wappalyzer pour vérifier quel CMS est utilisé.

  • Avez-vous d’autres sites / noms de domaine ?

Cette information me permet de savoir si il y a des liens potentiels à exploiter.

  • Avez-vous déjà réfléchi aux mots clés sur lesquels vous souhaitiez vous positionner ? Y a t’il des mots clés à éviter (juridiquement ou qui ne correspondent pas au positionnement marketing) ?
  • Faites vous des campagnes Adwords ?
  • Quels sont vos principaux concurrents ?

Ces dernières questions me permettent de déterminer les objectifs du site, et surtout de travailler sur ma stratégie de mots clés (grâce à l’export Adwords des mots clés qui convertissent bien, l’étude des concurrents, etc.).

Je note donc toutes les réponses à ces questions dans ma « fiche navette » que je consulterai lors de la réalisation de l’étude. Et vous, quelles questions posez-vous à vos prospects ?

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4 Commentaires
  1. Répondre

    Je serais tenté de dire : prudence ! Car le client qui ment par omission est plus courant qu’il n’y paraît. J’ai eu affaire à ce genre de personnage, qui, parce qu’il « s’était fait avoir par un prestataire en référencement (une agence bien connue) », avait chercher à nous intenter un procès. La cause ? On avait commencé à fouiller avec un audit de netlinking, on avait pas trouvé grand’chose, et donc on s’en était tenu à la version du client qui déclarait que « l’agence lui avait pris beaucoup d’argent pour ne pas faire grand’chose » (sans jamais nous dévoiler laquelle). A la finale, en utilisant seulement deux outils de monitoring de BL (et sans accès à son compte Analytics qu’il prétendait toujours aux mains de l’agence), on était passé à côté de tous un tas de petits liens obscurs et spammy, mais qui plombaient bien le site. On a fait une reco de netlinking par dessus, pensant que la voie était libre, et résultat on a (concours de circonstances ou pas) fait pénaliser son site avec seulement 2 nouvelles ancres (son nom de site, qui est un EMD). Le client a essayé de nous faire porter le chapeau, mais en creusant pour de bon on a découvert le pot-aux-roses. Du coup pour l’instant l’affaire est en stand-bye parce qu’on ne s’est pas laissé intimidés.

    Mais combien de clients mahonnêtes essaient de faire payer les SEO en les accusant de tous les tords ?

    • Répondre

      En effet, cela peut arriver et si le client ne semble pas être transparent par rapport aux actions effectuées par le passé, alors il faut lui demander plutôt des informations sur les évolutions de trafic (notamment via un accès Google analytics) et faire soi même la déduction d’une pénalité. En résumé, il ne faut surtout pas passer à côté de ces questions liées aux évolutions de trafic qui permettent très souvent de détecter une pénalité.

  2. Répondre

    J’ai rencontré de nombreux cas où les clients restaient discrets sur leur profils de liens. Il faut faire attention à cela. Certains clients ne vous disent pas tout. Ils ont peut-être mis en place par le passé des stratégies de netlinking douteuses. Et là, si vous n’êtes pas prudent, vous vous lancez dans une prestation sans utilité. Un site pénalisé ou au bord de la pénalité aura du mal à ranker. Le client vous en voudra. Alors un conseil, avant de signer, analysez bien les backlinks du client.

    • Répondre

      Oui, en effet il faut être vigilant à ce niveau et cela en posant les bonnes questions (concernant l’historique du trafic par exemple) et si le client annonce une baisse, il faut alors s’intéresser au profil de liens et aussi à la date exacte de la baisse. Il ne faut pas hésiter pour cela à demander un accès à Google analytics et Google webmaster tools si le client n’est au courant de rien. Bien souvent, le client ignore qu’il est pénalisé et c’est donc en posant les bonnes questions qu’on repère le problème rapidement.

 

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